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Prédire l'avenir

Un article de Olivier Bernard et THOMAS RABEYRON,

(Psychologue clinicien à l'université de Nantes).

 

Téléphoner à un ami au moment même où il allait appeler, se réveiller avec la désagréable impression qu'un proche ne va pas bien et apprendre qu'il est malade…

Beaucoup ont déjà connu cette sensation troublante d'anticiper l'avenir.

Faut-il remettre en cause les lois de la physique ?

Les psychologues invitent plutôt à interroger le mode de fonctionnement du cerveau. Car le plus souvent, ce qui ressemble à des aperçus du futur résulte en fait de mécanismes inconscients par lesquels il évalue la probabilité qu'existent des liens entre divers événements.

L'"ordinateur cérébral" crée parfois, a posteriori, un lien inexistant entre deux scènes, la plus récente venant "éclairer" la plus ancienne, qui prend alors des allures de flash de prescience.

Cas typique : on pense à un ami et, justement, il téléphone… Comme si la pensée avait anticipé l'appel.

En réalité, les deux événements coïncident, mais sans lien aucun - et avec une probabilité que cela arrive plus grande qu'on l'imagine, les probabilités subjectives étant souvent erronées.

Mais cette aptitude rend généralement un précieux service, car elle permet de se préparer le plus en amont possible à ce qui peut se passer : attentif à ce qui l'entoure et à ce qu'il connaît (Qu'est-ce qui entraîne quoi ? Qu'est-ce qui ressemble à quoi ?), en bonne machine à planifier, le cerveau peut ainsi réagir au quart de tour - et même avant : certaines actions motrices sont ainsi programmées plusieurs secondes avant qu'on en prenne conscience, comme l'a montré une expérience d'imagerie cérébrale menée en 2008 par l'équipe de John-Dylan Haynes, à l'Institut Max-Planck, en Allemagne.

UN "PREMIER SENS" INCONSCIENT ?

Peut-être cette tendance du cerveau pourrait-elle aussi expliquer les étonnants résultats d'expériences menées depuis la fin des années 1970 dans une douzaine de laboratoires.

Elles consistent à présenter des images violentes ou émotionnellement neutres à des volontaires, et à mesurer plusieurs paramètres physiologiques (rythme cardiaque, transpiration, etc.) avant, pendant et après leur visionnage.

Surprise : parfois, les mesures montrent la réaction… quelques secondes avant que l'image soit présentée.

Comme si les sujets avaient deviné ce qu'ils allaient voir.

A partir d'indices trop subtils pour que les expérimentateurs songent à les supprimer ?

Par exemple, les variations des bruits du disque dur, hébergeant les images neutres et violentes dans des répertoires différents, auraient pu laisser deviner leur nature aux volontaires.

Cela supposerait un talent auditif insoupçonné, d'autant que ce paramètre est bien surveillé.

Le psychologue clinicien américain James Carpenter envisage, plus généralement, une forme de perception qu'il nomme "première vue", qui permettrait de percevoir des indices sur ce qui va arriver… Une pure théorie, dont il resterait à déterminer les mécanismes cognitifs. Si les travaux actuels mettent en évidence ces anomalies concernant la perception' d'événements futurs, elles doivent encore être liées à des activités spécifiques du cerveau, note Thomas Rabeyron, maître de conférences en psychologie clinique à l'université de Nantes.

Prédire l'avenir : des capacités d'anticipation insoupçonnées du cerveau - Vous n'avez pas le droit de voir cet objet.

Julia Mossbridge, psychologue à l'université Northwestern, pointait pour sa part en 2012, à la suite d'une vaste analyse statistique de 26 études, que ces dernières montraient un effet clair, mais faible. Tout en concluant que la cause de cette activité anticipatrice', qui est sans aucun doute à chercher du côté de processus physiques naturels, reste à déterminer.

CAS EMBLÉMATIQUE

Dans les années 1930, à l'université Duke, le psychologue américain Joseph Rhine (qui a une grande place dans mon livre dont cette expérience) met en place une expérience à l'aide d'un jeu de 25 cartes, chacune marquée d'un symbole : il demande à des volontaires de deviner quels symboles portent des cartes qu'il tire au hasard et tient retournées.

C'est le premier protocole d'étude scientifique - quoique statistiquement peu rigoureux - de la précognition.

Il y a bien d'autres "effets" à prendre en compte comme les perceptions inexplicables, issue de "dons" naturels et impossible à résumer ou expliquer en un seul article comme ceux de Sophie Vitali Medium Voyante ou encore les énergies comme Yoan Gari les développent dans son Centre-Eden-Formation

Je vous propose de développer ces connaissances au sein de Les portes de l'esprit disponible partout.

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